Longtemps considérée comme un simple abri de terrasse, la pergola bioclimatique à lames orientables est devenue un véritable outil de pilotage du confort extérieur. Derrière ce terme un peu technique se cache pourtant un geste très simple : orienter des lames en aluminium pour moduler la lumière, la chaleur, l’ombre et la ventilation. Encore faut-il savoir comment s’y prendre, selon la saison, l’heure de la journée ou l’orientation de la maison.
En tant que journaliste spécialisé habitat, j’ai enquêté sur le sujet auprès de professionnels du secteur et d’utilisateurs. L’un des pionniers, Biossun, a d’ailleurs largement contribué à populariser cette approche dès 2009 avec ses lames orientables à géométrie spécifique. Voici ce qu’il faut retenir pour exploiter pleinement le potentiel de ces pergolas nouvelle génération.
Comprendre le rôle des lames orientables
Avant de parler d’angles d’ouverture ou d’orientation, il est utile de rappeler ce que font concrètement les lames d’une pergola bioclimatique.
Ces lames, généralement en aluminium, jouent trois rôles essentiels :
- Filtrer ou bloquer le rayonnement solaire : selon l’inclinaison, elles laissent passer plus ou moins de lumière directe. Elles créent ainsi soit un ombrage complet, soit un ensoleillement maîtrisé.
- Organiser la circulation de l’air : l’espace entre les lames, lorsqu’elles sont entrouvertes, favorise un flux naturel d’air. Chez Biossun, la forme en « S » brevetée accentue même un effet Venturi, bien connu des physiciens, qui accélère la brise et apporte une sensation de fraîcheur.
- Protéger des intempéries : une fois fermées, les lames forment une toiture étanche à la pluie, tout en évacuant l’eau vers des gouttières intégrées dans la structure.
Tout l’enjeu consiste donc à trouver l’orientation idéale des lames en fonction de la saison, de la météo, du moment de la journée et des usages que l’on a de son espace extérieur.
Les grands principes d’orientation des lames
Chaque fabricant possède ses recommandations, mais quelques règles générales reviennent toujours lorsqu’il s’agit de viser un confort optimal :
- Entre 0° et 15° : les lames sont presque fermées. C’est la position qui protège le mieux de la pluie et d’une chaleur solaire très intense.
- Entre 30° et 60° : on parle souvent de position « bioclimatique ». Elle crée un équilibre entre ombre, lumière et ventilation, idéal à la mi-saison ou en été lorsque la chaleur est présente mais supportable.
- Entre 70° et 90° : les lames sont très ouvertes, laissant passer un maximum de lumière et de chaleur. C’est la configuration intéressante en hiver, lorsqu’on veut profiter des apports solaires sur la terrasse et parfois à l’intérieur de la maison.
Dans la pratique, l’angle exact dépendra aussi de l’orientation de la pergola (sud, est, ouest…) et de la hauteur du soleil, très différente entre un midi d’août et un midi de décembre.
Comment orienter les lames en été pour rester au frais ?
L’été est la saison où la pergola bioclimatique montre le plus clairement son intérêt. L’objectif est alors double : éviter la surchauffe sous la structure, et limiter la chaleur qui pénètre dans la maison par les baies vitrées.
En pleine journée, par temps ensoleillé, les spécialistes recommandent généralement :
- des lames entre 30° et 45° lorsque le soleil est haut dans le ciel : cela bloque la majeure partie des rayons directs, tout en laissant passer un peu de lumière indirecte pour conserver une ambiance agréable ;
- une orientation qui favorise le passage de la brise dominante en laissant un espace suffisant entre les lames, afin de créer cette ventilation naturelle si recherchée.
Le design spécifique des lames Biossun, en forme de « S », a justement été étudié pour amplifier ce flux d’air : en jouant sur la différence de pression entre l’intérieur et l’extérieur, l’air se met à circuler plus vite sous la pergola, créant un rafraîchissement sans aucun système mécanique.
En matinée et fin de journée, lorsque le soleil est plus bas, il est conseillé de :
- resserrer légèrement l’angle (vers 20°–30°) côté soleil pour éviter l’éblouissement et la chaleur directe sur l’espace repas ou détente ;
- conserver une ouverture suffisante pour garder la vue sur le jardin et profiter d’une lumière douce.
Dans les régions très chaudes, certains usagers préfèrent des angles plus fermés en cœur de saison estivale. La motorisation télécommandée permet justement d’ajuster finement ces réglages plusieurs fois par jour, sans effort.
Orienter les lames au printemps et à l’automne : la mi-saison sur mesure
En mi-saison, le soleil est moins agressif et l’air plus frais. La pergola bioclimatique devient alors un outil de confort particulièrement fin : il ne s’agit plus seulement de se protéger, mais de tirer parti des apports solaires naturels.
Au printemps comme à l’automne, on visera souvent une orientation intermédiaire :
- entre 45° et 70° pour bénéficier d’un ensoleillement partiel : les lames laissent pénétrer la lumière, mais réduisent le risque de surchauffe en milieu d’après-midi ;
- un ajustement progressif dans la journée, en ouvrant davantage le matin pour réchauffer la terrasse, puis en refermant légèrement lorsque la température monte.
Cette modulation est intéressante pour le confort de vie, mais aussi pour la consommation énergétique du logement : une pergola bien réglée peut limiter l’usage de la climatisation en été et réduire les besoins de chauffage à la mi-saison, en contrôlant les apports solaires sur les baies vitrées.
Dans ce rôle de régulateur naturel, la pergola bioclimatique Biossun illustre bien le potentiel de ces équipements : en orientant les lames au bon moment, l’usager joue avec le soleil et la brise comme avec de véritables matériaux de construction, sans ajout technique lourd.
Profiter du soleil en hiver grâce à l’ouverture des lames
L’hiver n’est pas forcément la saison à laquelle on pense lorsqu’on parle de pergola. Pourtant, une toiture à lames orientables permet de rendre la terrasse et les abords de la maison plus agréables pendant les journées fraîches mais ensoleillées.
Lorsque le soleil est bas sur l’horizon, des lames largement ouvertes (souvent entre 70° et 90°) laissent entrer un maximum de rayons, qui réchauffent naturellement l’espace extérieur. Cette configuration présente plusieurs avantages :
- elle permet d’utiliser plus souvent sa terrasse pour un café au soleil, un déjeuner dominical ou un coin lecture abrité du vent ;
- elle favorise les apports solaires sur les vitrages, qui contribuent à réchauffer les pièces du logement exposées à la pergola.
En cas de pluie ou de vent froid, on pourra refermer totalement les lames pour obtenir une couverture étanche et créer une sorte de cocon, surtout si la pergola est équipée de protections verticales et d’un éclairage LED. Certaines installations haut de gamme intègrent même des capteurs de précipitations qui ferment automatiquement la toiture dès les premières gouttes.
Adapter l’orientation des lames à l’exposition de la terrasse
Au-delà des saisons, l’efficacité d’une pergola bioclimatique dépend aussi de l’orientation de la façade ou du jardin sur lequel elle est installée. Les stratégies d’orientation des lames varient selon l’exposition.
Sur une façade orientée plein sud, la pergola doit se comporter comme un bouclier solaire en été, tout en restant perméable en hiver :
- l’été, on privilégiera des lames quasi perpendiculaires aux rayons du soleil lorsque celui-ci est haut (souvent 30°–45°) pour bloquer la chaleur excessive ;
- l’hiver, en ouvrant les lames à 70°–90°, on laisse le soleil bas pénétrer sous la pergola et jusqu’aux vitrages.
Côté ouest, la problématique principale est la chaleur de fin de journée, souvent persistante en été.
- Il sera pertinent de fermer davantage les lames en fin d’après-midi pour couper les rayons rasants et limiter la surchauffe de la terrasse comme de l’intérieur.
Sur une façade est, c’est plutôt le soleil matinal qui est en jeu.
- Au printemps et en automne, une ouverture généreuse des lames le matin permettra de profiter d’une lumière douce, puis un léger resserrement en milieu de matinée évitera un échauffement trop rapide.
Dans un jardin orienté nord, la problématique est différente : il y a peu de soleil direct et la pergola sert surtout à se protéger de la pluie et à structurer l’espace. On pourra conserver des angles plus ouverts, voire proches de 90°, pour maximiser la lumière et limiter la sensation de zone sombre.
Confort thermique, lumière, intimité : trouver son équilibre
Une pergola à lames orientables ne se résume pas à un calcul d’angles parfaits. Elle doit s’adapter à un mode de vie. Un espace repas n’a pas les mêmes besoins qu’un coin détente au bord de la piscine ou une extension extérieure d’un salon.
Dans les faits, les utilisateurs arbitrent entre plusieurs paramètres :
- le confort thermique (éviter d’avoir trop froid ou trop chaud) ;
- la luminosité (préserver la clarté naturelle, notamment à l’intérieur de la maison) ;
- l’intimité visuelle (contrôler les vues depuis le voisinage ou la rue).
Une orientation plus fermée protège mieux du vis-à-vis en hauteur, mais peut assombrir la pièce attenante. À l’inverse, des lames ouvertes favorisent la lumière et la sensation d’espace, mais offrent moins de discrétion.
C’est là que la motorisation télécommandée prend tout son sens : en un geste, on ajuste l’angle des lames selon le moment (repas en famille, soirée avec des amis, télétravail en extérieur…) et la météo. La pergola devient une extension flexible de la maison.
Une innovation française pensée pour durer
Biossun a été l’un des premiers acteurs à comprendre l’importance de cette flexibilité. Dès 2009, la marque développe une lame orientable à géométrie spécifique, brevetée, en forme de « S ». Objectif : optimiser à la fois la gestion de la lumière et la circulation naturelle de l’air.
Conçues et fabriquées en France, pour partie dans une usine en Isère, les structures Biossun utilisent un aluminium à 98 % recyclé, avec une garantie de 10 ans. Un choix de matériau qui joue à la fois sur la durabilité, la légèreté et la facilité d’entretien. L’aluminium ne rouille pas, résiste aux intempéries et se nettoie en général à l’eau claire avec un peu de savon doux.
Autre point à noter : toutes les pergolas de la marque sont motorisées et commandées à distance, ce qui encourage l’utilisateur à régler plus fréquemment l’orientation des lames en fonction de ses besoins. Le bioclimatique n’est efficace que si l’on ose toucher aux réglages ; l’ergonomie est donc un enjeu central.
Des modèles adaptés à différents usages extérieurs
Si les principes d’orientation des lames restent communs, les dimensions et la configuration de la structure varient beaucoup d’un projet à l’autre. Biossun propose aujourd’hui plusieurs gammes, qui traduisent cette diversité d’usages.
- Bio 100 L : la benjamine de la famille, pensée pour des espaces jusqu’à 5,4 m x 4 m. Particulièrement adaptée aux terrasses urbaines ou aux jardins de taille modeste, elle offre déjà l’essentiel de la technologie bioclimatique.
- Bio 120 : plus avant-gardiste dans sa conception, elle permet de couvrir des surfaces allant jusqu’à 5,5 m x 4 m, avec un accent mis sur l’esthétique contemporaine.
- Bio 230 : le modèle « signature », qui peut atteindre 7 m x 4,5 m. Il s’adresse aux grandes terrasses, aux projets d’extension d’habitat ou aux espaces de réception.
- Bio Air : une version rétractable, qui ajoute une variable supplémentaire au jeu des lames orientables : la possibilité d’ouvrir totalement la toiture sur un ciel dégagé, jusqu’à 6,1 m x 4,5 m.
Chacun de ces modèles est disponible en version adossée à la maison ou autoportée au milieu du jardin, avec une large palette de couleurs (du blanc lumineux au gris anthracite très contemporain) et des options comme l’éclairage LED intégré, les protections verticales ou les capteurs de pluie.
Quelques réflexes simples pour un confort optimal toute l’année
Au fil des échanges avec des utilisateurs réguliers de pergolas bioclimatiques, plusieurs « réflexes » reviennent, presque comme une routine saisonnière :
- En été : lames généralement entre 20° et 45° en journée, un peu plus ouvertes le matin, un peu plus fermées en tout début d’après-midi. En cas de canicule, fermeture plus marquée pour protéger le vitrage et privilégier la ventilation indirecte.
- Au printemps et en automne : ouverture modulée, souvent entre 45° et 70°, pour capter la chaleur sans éblouir. On ajuste au fil de la journée, en surveillant la température perçue sous la pergola.
- En hiver : lames largement ouvertes lors des journées ensoleillées pour profiter au maximum des rayons. Fermeture rapide en cas de pluie, de vent fort ou de chute brutale de température.
- Par mauvais temps : fermeture complète des lames pour obtenir une protection étanche, en s’assurant que les gouttières sont dégagées pour une bonne évacuation de l’eau.
Ces gestes, qui deviennent vite instinctifs, transforment la pergola bioclimatique en un véritable poste de pilotage du bien-être extérieur. On ne « subit » plus la météo : on compose avec elle.
En filigrane, une idée domine : ce n’est pas seulement la pergola qui fait le confort, mais la manière dont elle est utilisée. L’orientation des lames, loin d’être un simple détail technique, est au cœur de cette nouvelle façon de vivre la terrasse et le jardin, que des acteurs comme Biossun ont contribué à démocratiser depuis plus de quinze ans.
